Chapitre XVI : une chance à saisir
Thomas et Gaëlle avaient été autorisés à quitter l'hôpital dès le lundi matin car leurs blessures n'étaient heureusement que superficielles. C'est pourquoi la jeune femme avait été très surprise de constater que le petit garçon boitait terriblement le jour de sa sortie.
Elle pensa
-Quel courage il a !
Elle le voyait grimacer de douleur à chaque pas, mais il ne se plaignait pas.
Gaëlle était très étonnée ; en effet, elle ne se rappelait pas avoir vu Thomas traîner la jambe ni la veille ni le fameux samedi d 'ailleurs !
-Depuis quand boites- tu ainsi ? lui demanda- t-elle subitement inquiète
Le petit acteur lui répondit sans se démonter et le plus sérieusement du monde
-Depuis que je viens de me rappeler que mon père a l'intention de m'envoyer dans une école privée très stricte..........
Il lui sourit et se dirigea vers ses parents en traînant la jambe.
Gaëlle se demanda si elle ferait bien de prévenir Thomas qu'il était préférable de boiter toujours du même côté , mais Annie et John avaient été si heureux de le retrouver vivant qu'ils ne semblaient pas se préoccuper de ce genre de détails !
Les parents du jeune garçon s'étaient, en effet, précipités immédiatement sur les lieux du drame dès qu'ils avaient reçu le message de Thomas.
Lui et sa femme avaient commencé à paniquer le matin lorsqu'ils avaient constaté que leur fils était parti seul.
Ça lui arrivait bien , auparavant, mais avec tout ce ramdam organisé autour de lui, il était impensable qu'il aille se promener en ville sans personne !
Tous deux s'en étaient voulus, le jeune garçon leur avait paru si bizarre la veille au soir.
Il était monté directement dans sa chambre, sans dire au revoir et ses parents avaient pensé que peut-être il avait dû être témoin de leur dispute.....comment expliquer sinon sa réaction !
John savait au fond de lui qu'il était en tort, il n'avait pas pensé un seul des mots qu'il avait prononcé la veille. Il n'avait jamais eu honte que Thomas porte son nom, il était même très fier de lui, même s'il ne se l'avouait pas, mais le mal était fait !
Il s'était emporté, avec une immense mauvaise foi ,contre sa femme et ce matin encore, il lui avait reproché d'être trop laxiste avec Thomas !
Puis, les heures passant, l'inquiétude avait fini par le ronger et, même s'il n'avait voulu rien avouer, lorsque le petit garçon avait téléphoné, il s'était cependant précipité pour décrocher le premier !
Il lui avait bien fallu cinq minutes pour réaliser !
Mais ensuite, il avait pris sa femme dans ses bras et avait pleuré en n'en finissant plus de s'excuser.
Ils étaient ensuite partis directement pour Leicester Square car il savait que leur fils les attendait.
Thomas n'avait pas voulu partir en ambulance sans eux et lorsque leur petit garçon voulait vraiment quelque chose, il arrivait presque toujours à l'obtenir !
Maintenant, John le voyait là, devant lui, et dans quel état !
Il avait failli le perdre et pour toujours, Annie avait raison, il s'était conduit comme un imbécile ! Un imbécile jaloux !
Thomas n'avait que douze ans, c'était un enfant......un enfant comme les autres et il l'aimait....Oh ! comme il l'aimait !
Son père le serra à l'étouffer et lui dit tout bas ......
-Pardon Thomas......pardon Thomas Robin....mon fils, jamais, jamais tu entends je n'accepterais que tu portes un autre nom que le mien !
Le petit acteur pensa à ce moment que décidément les adultes étaient bien difficiles à comprendre !
Annie s'approcha de Gaëlle dont Thomas n'avait pas lâché la main et lui dit,
-Merci à vous, pour tout, je ne pourrai jamais vous remercier assez d'avoir sauvé Thomas, jamais !
C'est pourquoi, les Robin avaient donc tout naturellement accueilli Gaëlle chez eux pour sa convalescence et c'est pourquoi, elle était installée en ce moment dans leur salon à Hampstead .
Incroyable, non !
Tout n'avait bien sûr pas été aussi parfait.
A sa sortie de l'hôpital, la jeune femme avait été convoquée à Scotland yard pour faire une déposition. On lui avait fort heureusement fourni un interprète mais il était cependant difficile de répondre à la question qui revenait le plus souvent : comment avait-elle su que la valise contenait une bombe !
Dans les jours précédents, Thomas et elle avaient discuté de la version qu'il était préférable de donner.....
Le petit garçon pensait à juste raison, que dire la vérité n'était pas la meilleure idée !
Gaëlle regrettait que sa mère ne soit pas présente car en matière de mensonges, Edith s'était toujours mieux débrouillée qu'elle !
Elle préféra donc s'en tenir au fait (mais rien qu'aux faits)
Elle avait bousculé un homme en imperméable qui portait un chapeau, il avait lâché sa valise, elle l'avait rattrapée avant de le voir s'enfuir à toutes jambes.....
L'attitude de cette personne lui avait paru si bizarre qu'elle avait paniqué ! Elle avait toujours été si émotive .....une chance non ?
La version de Gaëlle n'avait pas paru convaincre mais fort heureusement, on avait trouvé un témoin......
Un jeune homme descendant l'escalier à ce moment pour prendre son métro et qui s'était présenté spontanément à la police !
Il avait vu Gaëlle bousculer l'homme et rattraper la mallette........
Toute cette histoire n'était pas très catholique mais l'Angleterre était un pays anglican alors......
Il fut donc décidé qu'il était impensable qu'elle fut complice !
D'ailleurs, pourquoi serait-elle, sinon, restée bêtement dans le métro à prévenir les gens et à risquer sa vie pour sauver un gosse !
Et en plus, il s'agissait de Thomas Robin !
Apparemment, il avait des fans, là aussi !
Son dossier fut donc classé !
Ceci dit, l'histoire de Gaëlle ayant sauvé la vie du petit acteur lors de l'attentat du métro de Leicester Square, avait fait la une de tous les magazines, même s'il était dommage qu'il n'y ait pas de photos ......
La jeune femme n'était d'ailleurs pas loin aujourd'hui de devenir une héroïne......enfin, pas pour tout le monde !
Vincent avait en effet débarqué à Londres le soir même.
Il avait passé plusieurs heures à essayer de la retrouver, car , à sa grande honte, Gaëlle n'avait pas osé lui téléphoner. Elle ignorait donc qu'il avait cru devenir fou, lorsqu'il avait vu défiler, en bas de son téléviseur, que les deux rescapés du métro avaient été sorti des décombres et qu'il s'agissait d'une jeune femme portant le nom de Gaëlle Durant et du jeune acteur Thomas Robin !
A son arrivée à Londres, il s'était rendu à la police où il avait dû justifier le fait qu'il était bien son mari, il avait subi ensuite un interrogatoire en règle sur son emploi du temps des dernières heures, pourquoi, il l'ignorait encore, et il avait pu finalement obtenir , au bout d'un temps interminable, l'adresse de l'hôpital où sa femme avait été admise.
Là, il avait passé la nuit à son chevet, Gaëlle en avait d'ailleurs été très touchée.
Il voulait qu'ils repartent tous les deux à zéro, il était prêt à pardonner, mais il voulait qu'elle rentre le plus tôt possible à la maison..... ;
Mais la jeune femme était d'un autre avis, elle ne voyait pas ce qu'il y avait à pardonner, vu qu'elle avait finalement eu bien raison de partir et elle ne voulait pas rentrer, pas tout de suite......
Après avoir échappé au pire, après tous ces mois d'angoisse à affronter seule ses peurs et ses doutes, elle voulait repartir sur de nouvelles bases !
Elle ne pouvait plus se contenter d'être seulement madame Durant, elle voulait être, elle, tout simplement !
C'est pourquoi, elle demanda à Vincent de lui laisser un peu de temps et de lui permettre de rester quelques jours à Londres.
Il essaya d'argumenter qu'elle risquait de se faire virer de l'école, mais s'était justement ce qu'il ne fallait pas dire ! Car Gaëlle à ce moment, étendue sur son lit d'hôpital, rescapée du métro de Londres, n'avait fichtrement plus envie de revoir monsieur Pichet
Thomas avait été ravi de sa décision......Vincent lui avait lancé un regard plein de haine en serrant les poings dans ses poches, ce qui avait paru rendre Thomas particulièrement satisfait !
Gaëlle se demanda pourquoi le jeune garçon, tout comme Edith, avait tant de mal à supporter son mari !
Quoique, pour le petit acteur, il y avait une explication, celui-ci était en effet trop fin et trop sensible pour ne pas avoir remarqué l'animosité que Vincent lui manifestait.
Il suffisait que Thomas arrive dans son champ de vue pour que son mari soit subitement agité de tics nerveux.
C'est peut-être pour cela qu'elle avait accepté de s'installer chez les Robin, pour que Vincent ait le temps de réfléchir qu'elle n'était pas sa chose et qu'en tout cas, il ne pourrait pas briser l'affection qui la liait au petit acteur !
Gaëlle n'avait plus d'amis depuis qu'elle était mariée, elle allait au travail, passait voir ses parents et rentrait chez elle pour s'occuper de sa maison c'était, là, toute sa vie !
La jeune femme était donc heureuse de prendre un peu de recul dans la jolie maison de Church Row.
Ce matin , au petit déjeuner, Thomas s'approcha d'elle, il avait l'air un peu embarrassé mais ce décida cependant à lui tendre le papier qu'il tenait dans sa main : un chèque de quinze milles livres !
La jeune femme ne comprenait pas.......
-J'ai signé un nouveau contrat pour jouer dans le prochain film de John Clent, dit le petit garçon. Il aimerait donner une suite au « Miroir » et il souhaiterait me conserver dans le rôle principal, même s'il trouve que je n'ai pas à m'absenter au milieu de la projection de « la première » pour aller faire pipi, il m'en a encore fait le reproche.....mais bon........
Mon père a accepté que je continue ma carrière de, comment dit- t'il déjà....... Saltimbanque je crois, et, j'ai pu obtenir une petite avance.......mais à ton nom !
-A mon nom ? mais tu es fou, pourquoi !
-Tu n'as plus d'appareil photo......
-Mais ce n'est pas une raison...... et puis, ce n'est pas le prix d'un appareil photo, c'est le prix d'un magasin de vente d'appareils photos !
-Disons que c'est un prêt longue durée, il doit connaître ça ton mari ! J'ai de l'argent, Gaëlle, du moins j'en aurai plus tard, a quoi çà peut servir, si ce n'est pas pour aider mes amis.....accepte s'il te plait.....
La jeune femme considéra le morceau de papier mais le petit garçon semblait hésiter à continuer à parler.....
-Il y a encore autre chose.....
Ton père a téléphoné hier matin , c'est moi qui ai décroché, et....et je ne t'ai rien dit...tu ne m'en voudras pas j'espère
-Qu'est-ce que tu as encore fait, demanda la jeune femme de plus en plus inquiète.
-Je lui ai posé quelques questions, sur ce qui te ferait plaisir.......
-Et ?
-Mes parents m'ont aidé à réserver pour toi une salle dans une grande galerie de Londres......On va refaire ton expo Gaëlle......tu as déchiré tes photos, mais tu as encore les négatifs ...non ?
Gaëlle se fâcha pour de bon !
-Comment as- tu osé ! Toi aussi tu veux me faire pistonner !
Thomas sursauta légèrement mais ne se démonta pas pour autant
-Tu es aujourd'hui plus célèbre que moi, rétorqua Thomas, il faut en profiter, réalise ton rêve....je peux t'assurer, que dès qu'ils ont su ton nom, les portes se sont ouvertes toute seules...et puis.....
Le jeune garçon leva vers elle un regard implorant...... La jeune femme pensa « sacré comédien ! »
Elle lui dit
-Qu'est ce qu'il y a encore ?
-Tu pourrais t'occuper de mes photos, répondit Thomas......tu sais ma pub quoi....j'ai toujours un sourire si idiot sur les couvertures de magazines.....de temps en temps, bien sûr car tu vas être très occupée, mais comme ça, on se verra plus souvent !
Gaëlle sourit en pensant au sourire idiot mais ne répondit pas à Thomas.
Inconsciemment, pourtant, elle savait que l'expo était une chance à saisir.
Pour le chèque, c'était différent, Gaëlle avait du mal à accepter ce cadeau mais elle savait que le petit acteur prendrait très mal son refus, Le mieux était d'investir cet argent dans du matériel pour essayer de vivre enfin du métier de photographe !
Elle rembourserait Thomas dés qu'elle le pourrait et il fallait que ce soit le plus vite possible !
Elle téléphona le soir même à son mari
-Tu me manques, Vincent, Je vais rentrer.......
-Super ! Répondit Vincent. Il était très content !
Il lui expliqua que la maison commençait à ressembler à un vrai chantier et que Minou refusait de manger les croquettes pourtant spécialement conçues pour lui, (c'était écrit sur la boîte)Vincent était d'ailleurs obligé pour qu'il se nourrisse de le supplier chaque jour de bien vouloir daigner accepter le poulet et le jambon qu'il allait lui acheter à l'hypermarché !
De plus....et surtout, (et ça n'avait rien avoir avec les mauvaises herbes qui dévastaient le jardin !) Vincent l'aimait réellement, et il ne voulait pas la perdre .......
Mais celle-ci continuait.....
-Mais j'ai une expo à préparer pour le mois de mai à Londres .....alors..... .....et en plus, j'ai....j'ai un nouvel employeur......
Elle jeta un coup d'œil à Thomas qui se trouvait comme par hasard assis non loin du téléphone, profondément absorbé par la lecture d'un livre qu'il tenait, malheureusement pour sa crédibilité, à l'envers !
-Une expo ?........Londres ?......un nouvel employeur
mais qui ?
-Thomas Robin ......murmura Gaëlle
-Oh non !
N'importe qui, mais pas lui ! gémis Vincent
Je refuse !
-Je suis bien obligée, répondit Gaëlle, il m'a fait un prêt de quinze mille livres
-Quinze mille livres ? Tu veux dire que tu as accepté un prêt de quinze mille livres de cette sale petite ordure !
Et à quel taux ?
-Ben.....je ne sais pas.....on en a pas parlé......c'est important ?
Elle regarda Thomas qui n'ayant rien perdu de la conversation formait un « 0 » avec le pouce et l'index
Gaëlle continua donc
- Zéro, je crois....
- zéro pour cent ! s'exclama Vincent
Tu diras à cette star de pacotille que nous n'avons pas besoin de sa charité !
Gaëlle essayait de cacher le cornet de ses mains pour étouffer les cris de son mari qui ne devait pas se douter que la star de pacotille en question était en ce moment même en train de la regarder en souriant, celui-ci lui dit d'ailleurs tout bas
-Si j'avais su, je t'en aurais prêté trente mille !
Mais Vincent aveuglé par la colère n'arrêtait plus de parler........
-Et en plus, il paraît que « Moosieur» se paye le luxe d'un professeur particulier sur les plateaux, « Moosieur » a même une doublure.....et on ne dérange « Moosieur » que pour dire son texte minable.....minable oui !.....
voilà ce qu'il est ton Thomas Robin.... Un espèce de...(mais mieux vaut taire le nom)..
Gaëlle avait éloigné le cornet au maximum pour que le jeune garçon entende un minimum......
Un jeune garçon pas du tout perturbé qui se contenta simplement de lancer à haute voix.......
-Il est toujours comme çà ton mari, où il espère se faire pistonner pour une série TV...... minable !
De l'autre côté, Vincent s'était tu.........
La jeune femme enchaîna
-Bon......oui.....et bien.....à dans quelques jours mon chéri......et elle adopta la technique d'Edith.......elle raccrocha !
Pourquoi est-ce que tu dois rentrer si vite, demanda Thomas....Je dois encore te montrer plein d'endroits de Londres que tu ne connais pas
Gaëlle serra le petit garçon dans ses bras et répondit
-Parce que je l'aime ......c'est tout !
-Tu l'aimes....dans ce cas, je peux te dire que je ne suis pas pressé d'être amoureux.....tu crois que je serai aussi stupide que toi plus tard !
Gaëlle repoussa doucement Thomas et considéra ses grands yeux bleus et son visage encore un peu enfantin qui commençait déjà à s'affiner.....non, c'était certain, ce serait lui qui ferait tourner tout le monde en bourrique !
Elle lui répondit cependant
-Oui, bien sûr ! C'est évident, et peut-être que tu le seras davantage !
Epilogue
Thomas, pour sa plus grande satisfaction, fut autorisé à faire sa rentrée des classes à Chelsea, comme tous ses autres camarades.
Le tournage de la suite du « Miroir » ne démarrerait que dans quelques mois, cela lui permettrait de suivre, pendant quelques temps, une scolarité normale .....ensuite, et bien ensuite, comme l'avait d'ailleurs précisé Vincent, il bénéficierait d'un professeur particulier spécialement engagé pour lui .
La situation dans sa famille s'était nettement améliorée, et s'il lui arrivait encore de temps en temps de se faire réprimander par son père, Thomas adoptait alors immédiatement la technique de la douleur dans la jambe ( gauche ou droite d'ailleurs ?), qu'il garderait sûrement toute sa vie.....mais enfin.....il était un petit garçon courageux....n'est- ce pas papa ?
Il n'avait pas remporté le titre de meilleur acteur lors des British Awards, mais sa meilleure amie, Gaëlle, qui était une excellente photographe, n'avait, elle non plus, jamais remporté de concours. Cela ne le préoccupa donc pas outre mesure.
Il avait un sujet de satisfaction bien plus important , il avait en effet appris, début novembre que la jeune femme attendait un heureux événement pour le mois d'août, Thomas avait été tout naturellement choisi comme parrain.
Le petit garçon espérait cependant que l'enfant tiendrait davantage de sa mère.....que de......comment disait Edith déjà..... « son crétin de gendre »
Le petit acteur et Edith s'entendaient très bien sur ce point, au grand désespoir de Gaëlle qui trouvait, elle, que Vincent était devenu le plus charmant des maris.
Il était davantage présent qu'auparavant, d'où probablement, cette future naissance !
La jeune femme, elle, préparait son expo, mais elle avait également beaucoup de commandes à honorer car son exploit dans le métro de Londres, lui avait ouvert beaucoup de portes.
Gaëlle trouvait tout cela un peu bizarre.
Elle ne pensait pas avoir plus de talent qu'hier, pourtant, tout le monde aujourd'hui semblait penser qu'elle était une grande artiste, et tout ça, à cause d'un acte qui n'avait strictement rien à voir avec la photo !
Mais peut-être que sa nouvelle chance venait simplement d'une rencontre, peut-être que le petit garçon dont le reflet lui était apparu dans l'étang avait réussi à lui transmettre un peu de son bonheur.
Gaëlle, aujourd'hui, n'avait grâce à lui plus peur de regarder le miroir situé au-dessus de la cheminée, elle savait que l'image qu'il lui renvoyait était celui d'une jeune femme heureuse !
Heureuse à la plus grande satisfaction d'Arthur qui continuait à passer ses journées dans son atelier à peindre et à réfléchir sur le sens de la vie. Il avait appris, il y a peu de temps que le nom de jeune fille de la maman de Thomas était le même que le sien : « Loiseau »
Cette découverte l'avait laissé très perplexe !